Compensation carbone

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Compensation carbone : la forêt est plébiscitée

La compensation carbone volontaire ne cesse de croître. Les prix sont encore bas mais ils devraient augmenter. Le succès de cette compensation volontaire montre que la prise de conscience est réelle. Réelle, mais se voulant aussi incarnée. Ainsi les projets de boisement et de reboisement sont-ils parmi les plus plébiscités.

C’est une étude de l’Institute For Climate Economics (I4CE) qui le révélait en 2017 : parmi les projets forestiers, le boisement ou le reboisement sont les plus plébiscités, ainsi que les actions de conservation et de protection. « La compensation [carbone] peut être un moyen d’initier ou de pérenniser des projets sécurisant les approvisionnements des organisations, protégeant leurs activités ou leur filière de production, ou valorisant leurs territoires d’implantation. […] À titre d’exemple, des projets de sécurisation des approvisionnements, valorisés sous forme de compensation, peuvent prendre la forme de projets d’agroforesterie, de restauration d’écosystèmes, de renouvellement des peuplements forestiers, la plantation de haies etc. »

Que cherchent les financeurs de ces projets ? L’étude remarque que la compensation carbone s’établit sur une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, parfois dans un objectif de neutralité carbone. Il existe différents moyens de stocker du carbone, mais planter des arbres en est un des plus efficaces et des plus concrets.

Le souci d’un ancrage territorial

Les entreprises qui souhaitent compenser les émissions de CO2 que génèrent leurs activités, sont soucieuses de le faire le plus vertueusement possible. Elles sont donc, remarquent les auteurs de l’étude, sensibles à un ancrage local et territorial. Si le carbone forestier ou agricole les séduit, c’est qu’elles y voient une action concrète, qui a du sens et qui sert le bien commun. Elles ont le souci du développement rural et des bénéfices environnementaux. Plus les entreprises exercent une activité liée à l’agriculture ou à la forêt, plus elles auront à cœur de compenser les dommages environnementaux qu’elles peuvent causer en investissant dans des projets de reboisement ou de plantation. C’est particulièrement remarquable dans les industries de l’agroalimentaire, de la cosmétique, de l’ameublement ou des papetiers.

C’est par ailleurs dans les régions d’implantation de leurs activités qu’elles veulent agir et, bien que (réellement ou apparemment) plus coûteuse, la localisation en France est privilégiée, paraissant plus qualitative.

« La gestion forestière améliorée est parfois considérée comme complexe et peu accessible », note l’institut, ce qui explique que les entreprises soient particulièrement intéressées par les acteurs de ce secteur qui se montreraient capables de leur présenter une compensation carbone tel que Ecotree.

Les économistes Josepth Stiglitz et Nicholas Stern considèrent que le prix carbone devrait se trouver entre 40 et 80 dollars par tonne en 2020 et 50 et 100 dollars en 2030, afin d’assurer l’objectif 2°C fixé par l’Accord de Paris.

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