Biomimétisme : Quand l’architecture s’inspire de la nature

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Biomimétisme : Quand l’architecture s’inspire de la nature

Biomimétisme : Quand l’architecture s’inspire de la nature

Biomimétisme, quèsaco ?

Processus d’innovation, le biomimétisme n’est autre qu’une ingénierie qui s’inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant. Le biomimétisme peut donner lieu à des ouvrages relativement simples comme « l’avion-chauvesouris » de Clément Ader ou quelques inventions de Leonard de Vinci dans les dessins préparatifs desquelles on décèle parfaitement la source d’inspiration naturelle, de même qu’à des procédés beaucoup plus complexes, dès lors qu’il s’agit de recopier des fonctionnements naturels tels que ceux d’un cœur, d’un poumon ou de s’atteler à imiter des molécules biologiques telles qu’ADN ou ARN. Le biomimétisme n’en est encore qu’à ses balbutiements, dans la science moderne, mais promet de ne pas s’en tenir là.

Un Centre européen d’excellence en biomimétisme (Ceebios) est installé à Senlis depuis 2015.

Projet Ecotone : plus grand bâtiment en bois d’Europe

Le projet Ecotone porté par la Compagnie de Phalsbourg est sis à Arcueil. Il s’agit d’y implanter un immense bâtiment de 82 000 m² sur des coteaux, en bordure de l’A6. D’ici à 2023, il devrait accueillir 3 à 5000 salariés. Un écotone est une zone de transition écologique entre plusieurs écosystèmes. Un estuaire est un écotone, car il est le lieu de rencontre et de transition de l’écosystème marin, de l’écosystème fluvial et de l’écosystème terrestre. C’est une zone d’interpénétration des faunes et des flores de ces écosystèmes. Les écotones, très riches en biodiversité, sont aussi très fragiles.

C’est donc sur une friche boisée, à l’intersection des deux autoroutes A6a et A6b, à la limite du Kremlin-Bicêtre et de Gentilly, et à proximité de deux futures gares du Grand Paris Express que devrait s’élever le bâtiment biomimétique en forme de montagne. Selon Tryptique architectures, l’un des concepteurs du projet avec Duncan Lewis Scape Architecture, OXO Architectes et Parc Architectes, ainsi que le paysagiste Atelier Georges, ce sera le « plus grand bâtiment en bois d’Europe ». Conçu en partenariat avec le Museum national d’Histoire Naturelle et le Ceebios (Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis), il accueillera des entreprises ayant « une vision environnementale ».

Pour ce qui est des économies d’énergie, le bâtiment récupérera les eaux chaudes usées, sera relié au réseau de géothermie et comptera bien entendu des panneaux solaires et des éoliennes urbaines.

Un « épiderme vivant et protecteur » : c’est ainsi que les promoteurs évoquent leur projet. Cela, grâce au biomimétisme auquel ils comptent faire la part belle. Les patios intérieurs seront ainsi recouverts d’une membrane en ETFE (éthylène tétrafluoroéthylène) qui agit comme un poumon en se soulevant quand il fait trop chaud et se refermant quand la température baisse. Cette innovation s’inspire des termitières. Le bâtiment pourra ainsi fonctionner sans climatisation. Les parois des façades s’ouvriront et se fermeront elles aussi en fonction de la météo, permettant à la lumière et à la chaleur de circuler quand il fait beau, ce qui est inspiré du fonctionnement de la pomme de pin.

Ce bâtiment étonnant devrait voir le jour en 2023.

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