Au Québec, la forêt est un moteur de développement durable

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Au Québec, la forêt est un moteur de développement durable

Au Québec, la forêt est un moteur de développement durable

Pour sa deuxième année d’existence, le « Collectif pour une forêt durable » a accueilli une dizaine de partenaires de plus, nous apprend Le Réseau d’Information Municipale du Québec. Les soixante partenaires réunis à Montréal se sont engagés dans une déclaration commune. « L’aménagement de nos forêts est ancré dans les principes du développement durable, afin d’offrir aux générations de demain les avantages environnementaux, économiques et sociaux qu’il procure », estiment-ils à l’unisson. Et de développer leurs ambitions futures.

Chez nos cousins d’Outre-Atlantique, on ne craint pas de conjuguer développement durable, gestion forestière et rentabilité. Et, estimant que quelques 15 000 postes seront à pourvoir ces prochaines années, Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec prévient que l’industrie manquera de bras avant de manquer de bois !

Une même envie, des initiatives multiples

« Une forêt de possibilités » était le thème de la campagne du « Collectif pour une forêt durable ». Les membres de ce collectif estiment que le potentiel du secteur forestier est immense, autant pour aider au développement économique du Québec que pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Nombreux sont les projets et les initiatives qui se développent, afin d’en faire « un véritable moteur de développement durable ».

« Issu d’une région forestière, je constate tous les jours le dynamisme de ce secteur. Je salue ces initiatives qui mettent en relief les forces du milieu forestier québécois – et ce, qu’on pense à la vitalité économique de nos régions ou à l’importance de sa contribution à l’environnement », a déclaré le nouveau ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour.

Gaétan Morin, président et chef de la direction du Fonds de solidarité FTQ a déclaré, pour sa part : « Source d’emplois et de développement économique, il faut assurer la pérennité de la forêt québécoise. Être responsable dans l’exploitation de la forêt, c’est être responsable envers les travailleurs et les régions qui en dépendent, de même qu’envers les générations à venir qui méritent qu’on leur lègue une planète en santé. »

Des citoyens ambassadeurs

Outre ces quelque soixante organisations, des citoyens se sont engagés à titre d’ambassadeur pour « faire rayonner le secteur forestier dans leurs milieux et à démontrer les multiples opportunités de développement durable qu’offre le secteur. »

« Les préjugés sont tenaces et nos membres sont parfois blessés par la perception négative qu’une marge de la population des grands centres urbains exprime face à l’industrie forestière. Mais les choses ont bien changé au cours des dernières années alors que nos membres tout comme l’industrie sont soucieux de travailler à la pérennité de nos forêts », a déclaré M. Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, ce qui n’est pas sans évoquer la situation française.

Alors, si le secteur forestier est en constant développement au Québec et source d’innovations, d’emplois et moteur de développement durable, pourquoi ne le serait-il pas en France ? « Il y a 100 ans, il y avait des emplois liés à l’industrie forestière et dans 100 ans, il y en aura encore parce qu’il s’agit d’une ressource renouvelable. Il est primordial de s’unir pour maintenir et développer les emplois de qualité que cette industrie génère », a plaidé, pour sa part, M. Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques.

Comme le dit M. Pierre Lussier, vice-président directeur pour Jour de la Terre Québec, « le même amour de la forêt anime les écologistes et les forestiers ». Rien ne nous semble plus vrai.

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